Remontant
aux années 1970 où elle se limitait à un très
petit nombre d'offres de bourses d'études (2 à 3 professeurs)
et l'assistance de quelques coopérants à l'enseignement
secondaire , la coopération entre le Canada et le Mali n'a cessé
depuis lors de se développer avec notamment l'ouverture en 1974
d' un Bureau de l'Ambassade du Canada à Bamako et surtout la
signature le 21 Juin 1984 du premier Accord Général de
Coopération au Développement.
Le
mécanisme de concertation de la coopération entre les
deux pays s' effectue dans le cadre de consultations bilatérales
périodiques (tous les 2 ou 3 ans). Et le Mali reste un des six
pays africain de concentration de l'aide canadienne à travers
surtout son programme bilatéral quinquenal qui prend en charge
des problèmes précis comme l'environnement, le désenclavement
, le développement économique , la lutte contre la pauvreté
,la bonne gouvernance etc .Par ailleurs, le canal des programmes spéciaux
est très actif.
A
cet égard , le Canada intervient aux niveaux du :
Prodej
( Programme Décennal de Développement de la Justice )
: Il compte entre autres objectifs le renforcement de l'encrage
de l'Etat de droit, notamment le respect et la promotion des droits
de la personne humaine par le pouvoir judiciaire. L'appui canadien vise
à restaurer la confiance des citoyens à l'égard
de leur système judiciaire et à lutter contre la criminalité
et la corruption , condition nécessaire à la sécurisation
des investissements privés.
Prodec
( Programme Décennal de Développement de l'Education ):
Il a la charge de la refondation du système éducatif
au Mali. Ce programme vise à atténuer le retard
observé au niveau de l'éducation de base en se donnant
comme objectif de faire passer le taux brut de scolarisation du premier
cycle de l' école de 42% à 75% en 2007.
Prodess
( Programme Décennal de Développement Sanitaire et Social
): Coordonnant l'ensemble des efforts nationaux, celui-ci
vise à étendre la couverture sanitaire . Il devra en effet
permettre à tout citoyen d'avoir accès à des services
de santé de base dans un rayon de moins de 15 km de son lieu
de résidence.
Comme
on peut le constater , si la coopération gouvernementale est
excellente entre les deux pays, il n' en reste pas moins vrai que la
coopération entre privés canadiens et privés maliens
demeure très timide , largement en dessous des potentialités
qu' elle offre. Le niveau des échanges commerciaux ne dépasse
pas plus de 10 millions de dollars/ an.
Certes
, quelques investisseurs canadiens (Ashton Mining/ Mink , Barrick Gold,
CRC-Sogema, Iamgold, Nevsun) sont présents au Mali dans le secteur
des mines où le pays est le 3ème producteur africain d'or
avec 55 tonnes en 200. Par ailleurs, le groupement franco-canadien Canac-Getma
a été déclaré le 5 Mars 2003 adjucataire
de la concession du chemin de fer Bamako-Dakar long de 1286 km pour
un montant de 15 milliards FCFA
En
dehors de ces deux grands secteurs , la coopération industrielle
est presque inexistante alors que le Mali dispose
des atouts
sérieux ;code d'investissement très incitatif , stabilité
politique, faible coût de la main d' oeuvre, ressources agricoles
très abondantes et variées.