Opportunités d'affaires

Au Mali

Le Mali est un pays à vocation agropastorale avec plus de 71,9 % d'agriculteurs et d'éleveurs qui vivent dans les campagnes. Le coton est la première ressource d'exportation du pays. L'arachide, après avoir été la plus importante culture industrielle du pays, recule progressivement laissant place à des cultures vivrières comme le mil et le riz de l'Office du Niger. Depuis quelques années la culture de la pomme de terre connaît un très grand essor dans la troisième région (Sikasso). Le Mali exporte du bétail vers les états voisins. L'or dont l'exploitation a débuté il y a quelques années, constitue une importante source de devise pour le pays. Les mangues du Mali sont parmi les meilleures au monde. Leur exportation peut être une activité fort lucrative.
Le pays est également un grand producteur de fruits très variés. Il produit des épices.

Les principaux secteurs

La mise en valeur des nombreux minerais non exploités (bauxite, manganèse, diamant, phosphate, marbre, sel gemme, gypse) offre d'intéressantes opportunités d'affaires. Malgré les énormes efforts déployés par les autorités maliennes, le secteur des transports a un grand besoin d'apport de capitaux étrangers.

 

Les ressources minières.

Le Mali dispose de gisements identifiés d'or, de minerais de fer, de bauxite, de phosphates et de marbre.

Le Mali est aujourd'hui le troisième producteur d'or en Afrique après l'Afrique du Sud et le Ghana le secteur est très prometteur comme le témoignent les accords conclus pour l'exploitation des mines d'or de Syama II, Loulo et Sadiola�

 

L'or occupe la 3ème place dans les recettes d'exportation du Mali après le coton et le bétail sur pied.

 

Le secteur des mines est l'un des moteurs de la stratégie actuelle de développement du Mali.

 

Conformément aux orientations du programme gouvernemental, la politique minière s'articule autour des principaux axes suivants :

  • la poursuite et l'intensification des travaux de prospection et d'évaluation des indices (notamment l'or) et leur mise en exploitation,
 

  • la mobilisation des moyens matériels et financiers et leur utilisation à travers des structures adaptées,
 

  • l'élaboration d'un cadre législatif, réglementaire et institutionnel adéquat définissant entre autres, le rôle de l'État, ses formes d'intervention, la place du secteur privé et ses relations avec l'État,

 

  • le développement d'infrastructures de base adéquates (énergie et voies de transport).
 

Filière culture industrielle.

 

Pour le secteur privé, l'intérêt pourrait exister dans cette filière au niveau de la transformation primaire de ses produits.

 

En ce qui concerne le coton, le pays ne transforme qu'une infime quantité en produit intermédiaire et/ou consommable (environ 2% du coton fibre produit).

 

Des promoteurs pourraient créer des unités de filage et de tissage avec l'appui des partenaires techniques et financiers en vue de produire des fils de coton et des écrus. Ceci améliorerait fortement la valeur ajoutée des industries du secteur.

 

Mieux, le traitement des sous-produits du coton devrait stimuler l'installation d'industries de coton hydrophile, de matelas, de tourteaux et d'huile de coton.

L'industrie de l'arachide et des sous-produits de traitement de l'arachide ne se porte pas bien malgré la présence d'une unité de transformation.

Le blé est auto-consommé dans sa zone de production. Les quantités produites sont loin de satisfaire la demande nationale. Ainsi, le secteur privé agricole pourrait s'investir dans ce domaine en améliorant les variétés locales et en augmentant les quantités produites pour réduire les importations et réaliser pour le pays, des économies en devises.

 

Le secteur de l'élevage

Les effectifs du cheptel malien sont évalués par la Direction Nationale de l'Élevage comme suit: 5.7 millions de bovins � 13.2 millions d'ovins caprins � 300 mille chameaux .

 

L'élevage malien recèle des potentialités réelles qui garantissent une production importante et durable de viande.

 

Au secteur privé s'offrent des opportunités d'embouche bovine, ovine et porcine
de création et de privatisation d'abattoirs, de commercialisation d'animaux et de viande (boucheries)de création d'unités de conservation de la viande (séchage, conserve) d'unités de transformation des sous-produits (poudre d'os, farine de sang) pour l'alimentation du bétail, des volailles, des poissons et comme engrais pour le maraîchage.

Filière lait

La production théorique de lait est estimée à 1 061 563,3 tonnes dont : (441 436,7 tonnes pour les bovins, 535 903 tonnes pour les ovins-caprins, 84 223,6 tonnes pour les camelins).

Le Mali est tributaire des importations de lait en poudre et lait concentré à cause de l'insuffisance des moyens de longue conservation.

L'élevage de vaches laitières, pour la production de lait et ses sous-produits, offre des opportunités pour le secteur privé notamment par la création de petites unités de transformation et de conservation du lait.

filière cuirs et peaux

Les cuirs et peaux sont utilisés par les artisans dans la fabrication des sacs, des ceintures, des chaussures et autres articles en cuirs. Mais une grande partie est exportée à l'état brut par les négociants.

Ces produits bruts peuvent être traités jusqu'à l'état de wet-blue ou en faire des articles de bonne qualité avant d'être exportés.

Filière avicole

L'effectif du cheptel aviaire est estimé à 56 millions de volailles. L'aviculture est pratiquée de manière artisanale dans les concessions familiales et industrielles avec des souches de volaille sélectionnées (hybrides).

Au Mali, l'aviculture industrielle pratiquée essentiellement à Bamako et Ségou est caractérisée par la production de poulets de chair et d'�ufs de consommation. L'industrialisation de l'aviculture est liée au développement de certaines activités pouvant être également pratiquées par le secteur privé.

Il s'agit de :

la production d'aliments composés de volaille
l'installation de couvoirs
la production d'�ufs à couver
l'abattoir de volailles
la production d'alvéoles à �ufs.

Filière pêche

Le Mali a une tradition de pêche de poisson d'eau douce. Une quantité importante est consommée localement (10 Kg/personne/an). Une partie non négligeable est exportée vers le Ghana et la Côte d'Ivoire sous forme de poissons séchés ou fumés. Les opportunités d'investissement sont réelles. Elles portent sur le poisson après capture et la pisciculture.

Le poisson après la capture

A Sélingué, 4000 tonnes de poissons sont pêchées annuellement sur un potentiel de 17 000 tonnes.


A Manantali, il est capturé environ 200 tonnes de poissons par an sur un potentiel de 17 000 tonnes.

Si à Sélingué 70% de poissons capturés sont commercialisés à l'état frais, ce pourcentage est faible à Manantali (30%) à cause de l'enclavement de la localité.

L'organisation de cette filière, source de création de valeur ajoutée et d'emploi passe par la création de petites unités de transformation, la mise en place d'unités de production de glace sur les sites de production, la réalisation d'infrastructures adéquates dans les villes pour la vente du poisson frais, l'organisation du transport dans des containers adéquats.

Sur le seul site de Sélingué, il est consommé environ 7 tonnes de glace par jour.

Secteur de l'agriculture  :

Les opportunités d'investissement dans ce secteur sont importantes. Dans ce domaine on peut retenir :

la transformation des céréales sèches (blé, mil, sorgho, maïs, riz)


la commercialisation des intrants, et des produits.

Cette transformation offre plusieurs opportunités d'investissement par l'acquisition de matériels de transformation adaptés à nos conditions d'exploitation et l'obtention de produits adaptés à nos goûts culinaires.

Cette filière a des chances réelles de connaître une expansion surtout vers les pays limitrophes, car le Mali, depuis quelques années, dégage des surplus de production dans le domaine des céréales.

Notamment, le maïs qui connaît une forte demande surtout en provenance des aviculteurs du Sénégal.

Ceci donne au Mali l'opportunité de se positionner comme le plus grand fournisseur de provendes à base de maïs.

Le traitement et la transformation des patates, de l'igname, du fonio peuvent donner des opportunités de création de petites et moyennes entreprises tournées vers le marché local et sous-régional.

Filière des fruits et légumes

Cette filière est commercialement très dynamique puisqu'on estime que 65% de la production sont commercialisés, représentant ainsi un volume d'affaires de 27 milliards de FCFA.

Pour les produits frais, les volumes des ventes suivent l'évolution de la production (grande irrégularité saisonnière).

Quant aux volumes des produits transformés, ils sont peu importants.

La transformation des fruits et légumes est très faible par rapport aux excédents saisonniers. Cette transformation concerne principalement :

  • la mangue
  • la tomate
  • l'échalote
  • le cornichon
  • le gombo
  • la carotte
  • la courge
  • Le tamarin
  • la goyave
  • l'orange, etc.

L'immobilier  :

 

Le Mali est un pays en chantier. Il existe de nombreux projets publics et privés dans le secteur des Bâtiments et travaux publics. La demande en matériaux de construction est en très forte croissance. Aussi, les créneaux suivants offrent � ils d'énormes possibilités d'investissement : fabrique de briques, cimenteries, fabrication de chaux et de peintures, production de plâtre, fabrication de fer à béton et autres, menuiserie métallique ou de bois pour les bâtiments, fabrication d'appareils électriques (ampoules, disjoncteurs, prises, gaines�)  

•  Le ciment  : toutes les matières premières nécessaires à la production du ciment sont disponibles au Mali :

 

le calcaire dans la région de Kayes où nous avons des réserves de (10,6 millions de tonnes ) à Sélinkehni, ( 8,6 millions de tonnes à Kareya) ;

 

l'argile est disponible toujours dans la région de Kayes avec ( 50 mille tonnes de réserves) à Balandougou (2,5 millions de tonnes) et à Farako :

 

le gypse est présent dans les régions de Kidal et Tombouctou ( 35 000 tonnes de réserve).

 

Suite à la fermeture de l'IMACO sa en 1995, l'offre de ciment sur le marché malien est assurée par l'extérieur.

 

L'artisanat et le tourisme :

 

Depuis la dévaluation du franc CFA en 1994, ces deux secteurs ont connu une reprise assez appréciable.

 

Selon les estimations, les exportations des produits de l'artisanat ont augmenté de 40% et le flux touristique s'est accru d'au moins 35% pour atteindre près de 142 000 visiteurs.

 

Les opportunités d'investissement dans ce secteur sont :

 

- la construction de nouveaux hôtels à Mopti, Djenné , Kayes, Gao , Tombouctou et Bamako. ;

- l'exploitation des parcs nationaux (éco-tourisme) ;

- la création de centres de formation dans le secteur du tourisme et de l'hôtellerie,

-la création de sociétés de distribution de produits de l'artisanat ,

- la réalisation de petites unités de transformation de produits locaux,

- l'exportation des produits de l'artisanat.

 

 

Le transport urbain et inter � urbain  :

 

Le Mali couvre 1.240.000 km 2, ses infrastructures sont parmi les moins développées au monde. Dans l'ensemble elles sont insuffisantes et pas toujours en bon état. Cette faiblesse des infrastructures de transport réduit considérablement la mobilité des voyageurs et des marchandises et en même temps renchérit le prix des produits transportés. Il convient de rappeler que la part du transport dans le prix de revient des produits transportés est de l'ordre de 27 à 30% au Mali.

 

Le système de transport est caractérisé par une forte prédominance du transport routier ( plus de 80% de la production de transport) bien qu'il ne soit pas le plus économique. L'analyse des coûts directs de transport fait ressortir un manque évident d'optimisation économique dans la combinaison des modes de transport puisque 80% des échanges de marchandises se faisaient par route via Abidjan

( avant la crise ivoirienne) plutôt que par rail ( qui est de 30 à 60% moins cher).

Pour contribuer efficacement à la croissance économique souhaitée de 6,7%, le Gouvernement du Mali a lancé une restructuration en profondeur, afin de réduire les coûts tout en améliorant la production des prestations par une meilleure combinaison des modes de transport.

 

A cet effet, le Mali a élaboré un vaste programme de réhabilitation et de développement des infrastructures appelé, le Programme Sectoriel des Transports (PST) touchant notamment : les infrastructures routières, les infrastructures fluviales, ferroviaires, aéronautiques et maritimes.

 

L'Objectif fondamental de ce Programme est le renforcement de la compétitivité de l'économie à travers : le désenclavement intérieur et extérieur du pays, la réduction des coûts du transport et l'amélioration de l'efficacité des opérations de transport , la promotion d'une industrie de transport efficace et compétitive, l'amélioration de la sécurité et de la qualité des transports de personnes...

 

Pour atteindre les objectifs ci �dessus énumérés, le Gouvernement s'appuie essentiellement sur les stratégies ci - après :

 

- l'instauration d'une saine concurrence entre les modes de transport d'une part et d'autre part entre entreprises de transport � l'extension et une meilleure gestion du réseau de pistes rurales � la mise en concession globale des réseaux ferroviaires Mali � Sénégal ( avec l'entreprise Canadienne CANAC).

 

 

Pour avoir le code local d'investissement consultez :

http://www.izf.net/izf/ee/pro/index_frameset.asp?url=http://www.izf.net.izf/EE/pro/mali/6043.asp

 

AU CANADA

AUX OPERATEURS ECONOMIQUES MALIENS

Le marché canadien s'ouvre aux exportateurs des pays les moins développés.

1 � Un accès amélioré au Marché canadien.

Les exportateurs des pays les moins développés peuvent maintenant accéder au marché canadien avec leurs produits en franchise de droit et hors contingents. Avant l'entrée en vigueur de l'initiative canadienne d'accès aux marchés pour les pays les moins développés le 1er Janvier 2003, environ la moitié des importations canadiennes provenant de pays en développement étaient soumises à des droits de douane dont la moyenne étant de 19%.

2 � Le marché canadien de l'importation.

Les exportations en provenance des pays les moins développés ont presque triplé au cours des dix dernières années. La majorité de ces importations sont des produits de base tels le pétrole brut, le minerai d'aluminium et le caoutchouc. Néanmoins on note une augmentation dans les importations des biens de consommation suivants : textiles, vêtements, aliments, vaissellerie et ustensiles de cuisine, chapeaux, tapis, équipements électriques, électroniques et articles de sport et bijoux.

3 � Pays admissibles.

Le gouvernement du Canada a pris l'initiative relative à l'accès en franchise de droits et hors contingents pour les pays les moins avancés (PMA). C'est une réponse parmi d'autres, aux attentes du NEPAD relativement à l'élargissement des marchés pour les produits africains. Au total 48 pays dont 34 pays africains, pourront bénéficier d'une connaissance économique découlant de cet accès plus ouvert au marché canadien.

4 � Nouveaux produits admissibles.

Toutes les importations dont la provenance a été établie comme étant un PMD seront admises en franchise de droit et hors contingents, exception faite des produits laitiers, de la volaille et des �ufs qui demeurent contingentés et soumis à ces droits.

5 � Exigences.

Les exportateurs doivent se conformer aux exigences réglementaires en matière de règles d'origine, de certificats d'origine et d'expéditions directes. En ce qui a trait aux textiles et aux vêtements , le gouvernement du pays bénéficiaire doit aussi signer le protocole d'entente avec le gouvernement du Canada. Ceci permet à l'agence des douanes et du Revenu du Canada (ADRC) d'obtenir les renseignements portant sur les expéditions qui entrent dans le cadre de cette initiative.

Comment pénétrer le marché Canadien

Le Canada est le septième importateur en importance au monde et il importe littéralement tous les types de produits. Les acheteurs canadiens sont toujours à l'affût de produits nouveaux et intéressants, à condition qu'ils soient concurrentiels sur le plan de la qualité, du prix ou du service. Les exportateurs des pays en développement qui souhaitent exploiter le marché canadien devraient communiquer avec le BPCC ( www.tfoc.ca ). Pour obtenir des renseignements sur les marchés et des conseils pratiques.

Le Bureau de Promotion de Commerce Canada (BPCC) offre aux pays en développement une aide technique dans les domaines liés au commerce et à l'investissement par les moyens suivants :

  • des cours de formation et des ateliers destinés aux exportateurs, aux agents commerciaux des gouvernements ainsi qu'aux agences de commerce et de promotion de l'investissement;
  • une information et des études de marché sur l'exportation au Canada;
  • La promotion des offres de produits provenant d'exportateurs des pays en développement à des importateurs, agents et acheteurs canadiens qualifiés;
  • des missions commerciales au Canada organisées pour le bénéfice d'exportateurs ainsi que des missions d'acheteurs dans les pays clients pour le bénéfice des importateurs canadiens.

 

Liens utiles :

www. ccra-adrc.gc.ca/F/pub/cp/rc4322/

www. ftoc.ca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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