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Depuis
plusieurs années, le Mali entreprend des réformes
de grandes envergures dans le but de moderniser les structures étatiques
et de rendre l`économie plus compétitive.
Au c�ur de l'Afrique de l'Ouest, soumis aux zones climatiques soudanienne, sahélienne et saharienne, le Mali est un grand pays agro-pastoral qui redécouvre sa vocation minière avec l'exploitation de ses richesses aurifères.
Il se caractérise par son grand savoir-faire artisanal, sa forte culture marchande et la faiblesse de son tissu industriel.
Malgré des contraintes fortes liées en particulier au climat, à l'enclavement et à l'immensité du territoire, le Mali fait preuve d'un grand dynamisme.
En effet, depuis 1994, le pays, qui a su très habilement tirer profit de la dévaluation, affiche des résultats satisfaisants au plan macro-économique et financier.
Une politique libérale
Le Mali entend faire reposer son objectif de croissance essentiellement sur le secteur privé, tant national qu'étranger, dont la participation doit être élargie à l'ensemble des activités, y compris les services publics marchands. Outre la mise en place d'un cadre des investissements incitatifs, l'Etat traduit dans les faits sa volonté de libéraliser l'économie en se désengageant le plus possible de toutes les activités marchandes.
Son désengagement s'opère par le biais des opérations de privatisation, qui peut être totale ou partielle, ou celles de mise en concession de certains services au secteur privé, sous la forme classique ou en utilisant la formule contractuelle Boot.
La politique de désengagement de l'Etat des sociétés à capitaux publics a débuté en 1988 avec la mise en �uvre du Programme d'ajustement sectoriel des entreprises publiques (Pasep).
Le Mali s'est engagé dans une lutte tous azimuts contre la corruption, comme en témoigne la création du Bureau du Vérificateur général par le Président de la République. Il a par ailleurs entrepris la privatisation d'une quinzaine de sociétés d'Etat. Parmi elles, figurent la Société d'Energie du Mali (EDM), dont 60% du capital a été cédé au secteur privé, la SOTELMA (télécommunications), Air Mali, la Société malienne des produits chimiques (SMPC), les Aéroports du Mali ou la Société de Recherche minière (SONAREM).
Ces sociétés et organismes doivent être soit privatisés, soit ouverts au capital privé, soit dissous.
Deux banques - la Banque malienne pour le crédit et le développement (BMCD), et la banque internationale du Mali (BIM) � ont ouvert leur capital au privé.
Les priorités du développement
Les bonnes performances macro-économiques enregistrées témoignent que le Mali, engagé depuis plusieurs années dans des réformes d'ajustement structurel, a franchi avec succès la première phase d'ajustement et de stabilisation. Les grands équilibres macro-économiques ont été rétablis, l'endettement maîtrisé, l'économie libéralisée et le cadre des affaires refondu.
Pour les années à venir, l'objectif est de consolider ces acquis et de passer à une phase de développement durable qui permettra de réduire sensiblement la pauvreté.
Les grandes lignes de cette politique et les actions à entreprendre sont définies dans deux documents élaborés par le gouvernement : la Stratégie de croissance accélérée à l'horizon 2010 et la Stratégie de lutte contre la pauvreté.
La stratégie de développement s'articule autour des quatre axes suivants :
- la promotion des filières agro-pastorales compétitives à l'exportation (coton, riz, fruits et légumes, produits de cueillette dont karité, élevage).
- la transformation des ressources agro-pastorales pour développer les filières textile, cuirs et peaux, lait, oeufs, viande... et la promotion des filières emballage et matériaux de construction.
- la valorisation de nouvelles ressources minières, en dehors de l'or.
- le développement du secteur tertiaire, notamment des services rendus aux entreprises (conseil en gestion, expertise comptable et financière, formation, informatique, communication, produits financiers...), de la maintenance, des transports et du tourisme (affaires et congrès, culturel).
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